Prévenir le burn-out

Prévenir le burn-out grâce au Coaching Voice Dialogue

Prévenir le burn-out plutôt que de plonger dedans. Car le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, reste une réalité incontournable en entreprise.

Il est essentiel de rester éveillé sur ce sujet, quel que soit notre âge et notre activité professionnelle. Aujourd’hui, Les problèmes de santé liés au burn-out repartent à la hausse et touchent une grande partie des salariés.

Mais tomber malade gravement à cause du travail n’est pas une fatalité ! Alors comment se préserver au travail, comment prévenir le burn out?

Le Voice Dialogue peut nous aider à prévenir le burn-out en prenant du recul sur nos comportements. Nous pouvons apprendre  à identifier ces grandes parties primaires, constitutives de notre personnalité au travail. Ces co personnalités dominantes se positionnent sur le devant de la scène pour le meilleur… Et pour le pire parfois, quand elles nous entraînent jusqu’à l’épuisement. Nous pouvons rencontrer d’autres facettes de nous-même et faire évoluer nos comportements.

Nous verrons comment un Coaching Voice Dialogue va nous permettre de nous décaler de ces personnalités automatiques, et installer en nous d’autres façons d’être et de réagir au travail !

Qu’est-ce que le burn out?

Tout le monde, ou presque, connait aujourd’hui ce terme, sans savoir forcément exactement ce qu’il recouvre.
Le burn-out désigne l’épuisement émotionnel, mental et physique causé par un stress prolongé. Il est le résultat d’un  stress chronique au travail. Le burn-out n’est pas un état mais plutôt un processus qui évolue lentement dans le temps. Il est la conséquence d’un stress chronique. Le burn-out est un épuisement de notre organisme qui a une incidence sur l’équilibre psychologique.

Contrairement à certaines idées reçues, le burn out peut toucher n’importe qui, quel que soit son secteur d’activité ou son niveau hiérarchique.

En France, les chiffres sont alarmants. Selon une enquête de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), 34% des salariés français seraient en burn-out, dont 13% en burn-out qualifié de « sévère », soit plus de 2,5 millions de personnes.

prévenir le burn out avant qu'il ne soit trop tard

Prévenir le bun out: la responsabilité d’un système

Dans cet article, nous nous intéresserons à ce que chacun de nous peut faire et mettre en place pour se protéger du burn out.
Mais ceci, en aucun cas, n’exonère les entreprises, les organisations, de leur responsabilité face à ce problème de santé publique. Au-delà, le burn out vient questionner un certain modèle de société
Que le travail puisse générer un tel état d’épuisement, voilà la véritable défaite sociétale.
Derrière cette maladie de notre siècle, on pourra lire les échecs répétés d’un certain modèle du travail basé sur la performance à tout prix; le manque de lien social; la surcharge mentale, la pression inutile; le toujours plus avec moins de ressources…
Le burn out interroge aussi l’obsession du profit de nos modèles économiques, la déshumanisation de nos espaces de travail. Il  parle de l’oubli de nos valeurs humaines et de la perte de sens. Il est le révélateur implacable d’une certaine réalité du monde professionnel, a l’heure où on n’a jamais autant parlé de bien-être au travail, de management bienveillant et de la puissance du collectif.

Les causes possibles du burn-out

Les causes du burn-out sont multiples : la surcharge de travail, les frontières floues entre vie privée et vie professionnelle, notamment avec les outils numériques et le télétravail. Le manque de reconnaissance, le manque de sens, l’absence d’équité. Les réorganisations fréquentes du travail qui sèment l’incertitude. Et plus généralement, un climat dans les entreprises jugé par beaucoup de salariés comme plus difficile. Tous ces facteurs peuvent exposer à l’épuisement professionnel.

Nous pouvons agir avant qu’il ne soit trop tard. Avant de plonger dans le trou de l’épuisement, de la culpabilité, de la perte de confiance en soi, nous pouvons apprendre à être différents au travail.

Le monde du travail peut devenir hostile. Il nous incombe alors de questionner notre rapport au travail pour rester en bonne santé.
Parfois nous évoluerons dans un environnement bienveillant, au sein d’une entreprise, d’une organisation, qui se préoccupe réellement de notre bien-être. Mais parfois, nous ne devrons compter que sur nous-même.

Nous avons des alternatives possibles face à des rythmes qui nous dévorent, face à des injonctions intenables. Encore faut-il pouvoir remettre en perspective ces rythmes et ces injonctions. Etre en capacité de questionner ce qui nous semble juste « normal », comme faisant partie intégrante des missions à accomplir.

Prévenir le burn-out : les mensonges que nous racontent nos parties primaires

 » Si j’avais su, j’aurais du dire non plus tôt…Identifier mes limites.  J’aurais du limiter la surcharge… Ne pas travailler autant le soir chez moi. Consacrer plus de temps à mon équilibre, à ma famille… J’aurais du changer de service…. Quitter cette entreprise…. »

Nous réalisons souvent trop tard, que nous n’avons pas su entendre les signaux d’alarme. Ces signaux venus de notre corps, ou bien émis par nos proches.

Très souvent, les personnes qui se sont rétablies d’un épuisement professionnel ont pris conscience après coup des mensonges qu’elles se racontaient pour nier les signes annonciateurs.

Pourquoi devenons nous sourds et aveugles?

Lorsqu’on les alertait sur des rythmes de travail trop intenses, ou bien sur leur focalisation sur le travail, ou encore sur leur fatigue apparente, leurs humeurs changeantes…  Elles pouvaient nier : «  je vais bien, c’est comme d’habitude ». Rétorquer que ce qui les fatiguaient, c’était ces questions sur leur santé plus que leur santé elle –même. Ou bien elles prétextaient une fatigue passagère, dont elles allaient se remettre, « ça va passer, comme d’habitude. » « Ne t’inquiète pas, je vais bientôt prendre des vacances et ça ira mieux après ».

Elles pouvaient mettre aussi en avant leur passion pour leur travail, ultime justification : « tu sais bien, j’adore ce job ».
Elles pouvaient sincèrement se sentir impuissantes, soulignant leur incapacité de faire autrement. « Si je ne le fais pas, personne ne le fera » «Vous ne comprenez pas, personne d’autre ne peut faire ce travail ». « Des gens comptent sur moi ».
Elles pouvaient aussi rejeter le blâme sur une autre personne, sur un système. «  Tout irait bien si on me laissait faire mon travail.  » « Ce n’est pas moi qui ai des problèmes, ce sont les autres qui ne savent pas bosser ». « C’est tout le système qui dysfonctionne. »

La plupart de ces personnes étaient convaincues de la véracité de leurs positions. Dans une certaine mesure, certaines de ces affirmations pouvaient être vraies. Le « mensonge », c’était de nier que leur sur investissement nuisait à leur santé et à leur bien-être et que des changements s’imposaient. Ce déni a fini par les mener à l’épuisement professionnel.

Comment pouvons-nous à ce point rester aveugles et sourds à ce qui parait évident à nos proches? Ignorer les mises en garde de nos collègues? Jusqu’à considérer qu’ils ne comprennent rien, voire même qu’ils veulent nous gêner et empêcher notre réalisation au travail ?

Cet aveuglement nous parle de quelque chose de profondément enraciné en nous. Une formation sur la gestion des priorités, ou un atelier de deux jours pour apprendre à dire non ne changeront pas grand-chose. Il nous faut nous intéresser à notre propre fonctionnement. Nous devons prendre du recul sur nos comportements et nos croyances relatives au travail.

Prévenir le burn out : quand notre personnalité s’en mêle

Lors du dernier atelier lâcher-prise que j’ai animé, sur 7 participants, 5 avaient connu un burn out. Et sur ces 5 personnes 4 avaient moins de 30 ans.

Quel est le profil de ces personnes ? Même si chacune est particulière, elles présentent des caractéristiques communes. Elles sont motivées, engagées, loyales, passionnées et créatives. Non pas comme le véhicule encore nombre d’idées reçues, « faibles », non résistantes au stress, trop émotionnelles…
Bref, non adaptées à la réalité de la vie en entreprise et à la pression qui en découle.

Pour chacune de ces personnes, leur travail était une dimension essentielle de leur vie. On pourrait les qualifier de « bons petits soldats », loyaux à leur travail, loyaux à leur entreprise.

Notre société occidentale valorise énormément le travail. Le travail est intimement lié à notre identité. Notre réussite professionnelle nous renvoie à la valeur que nous donne les autres, et que nous nous donnons à nous-même. Pour beaucoup d’entre nous, le travail représente une priorité absolue de vie.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer le travail et tout ce qui en résulte. Le travail nous apporte beaucoup – sécurité, reconnaissance, relations, épanouissement… Il s’agit simplement de remettre en perspective notre rapport au travail. Souvenons-nous que le burn-out peut justement toucher les personnes extrêmement investies dans leur travail…

Observons donc, cette personne en nous qui met le travail au centre de notre vie. Cette personne a beaucoup d’idées qu’elle considère comme évidentes sur le travail et croit savoir qui nous devons être au travail.
Ces idées et croyances qui semblent couler de sources sont portées par différentes facettes de nous-même.
Nous les appelons, en Voice Dialogue, des co personnalités.

prévenir le burn out en prenant du recul sur nos parties primaires

Comment nos co personnalités dominantes, appelées parties primaires, vont déterminer notre rapport au travail

Imaginons que vous avez grandi dans une famille « classique », c’est-à-dire une famille où la valeur travail était importante voire cruciale. Où le succès, la réussite et la reconnaissance était étroitement liée au parcours professionnel. Ou bien à contrario, au sein d’une famille qui a pu connaître des difficultés liées  au manque d’argent ou/et de reconnaissance sociale.
Ce contexte spécifique a pu vous demander très tôt, et peut-être même avant de connaître l’école, de vous « mettre au travail », de devenir raisonnable, et a conditionné votre propre rapport au travail.

Pour obtenir l’acceptation et l’amour de nos parents, et nous protéger de la souffrance du blâme, des reproches, voire du rejet,  nous allons développer quelques grands traits de personnalités que nous nommons en Voice Dialogue,  parties primaires.
Ces parties vont prendre le pouvoir et s’employer à nous rendre raisonnable, travailleur, performant. Voyons les profils de quelques unes de ces co personnalités.

Le Contrôleur : celui qui pose les règles

prévenir le bun out: se détacher des règles de notre Contrôleur Général

Le Contrôleur est présent en chacun de nous dès le plus jeune âge.
Il regarde autour de lui, observe ce qui est récompensé et ce qui est puni. Il développe un ensemble de règles que nous devrons suivre pour vivre en sécurité.
Ce poseur de règles ne voudra probablement pas que vous soyez paresseux, coléreux, peu attirant, malhonnête, ou égoïste. Toutes ces caractéristiques seront repoussées et deviendront vos parties reniées.

Votre Contrôleur, celui qui supervise l’ensemble de vos comportements,  posera quelques règles de base et voudra probablement que vous soyez quelqu’un de travailleur, quelqu’un qui recherche le succès social, honnête, qui se comporte bien en société, quelqu’un qui pense aux autres tout en se concentrant sur sa réussite personnelle.

Nous devons en tout premier lieu considérer ce Grand Contrôleur, celui qui a posé les règles immuables de qui je dois être. Il n’y a bien sur rien de répréhensible à s’impliquer , travailler, rechercher la performance et l’intégration sociale par le travail. Mais le Grand Contrôleur a tendance à en faire des règles immuables. Sans remise en question de ces règles, au moins à minima, nous risquons d’accepter comme normaux des fonctionnements (les nôtres, ceux des autres) qui s’avèrent au final, nuisibles, voire toxiques.

L’exemple de Marc

Marc a perdu son père très jeune d’un accident de voiture. Suite à ce décès brutal, sa mère a plongé dans une longue dépression. Elle a du arrêter de travailler, et parfois elle était hospitalisée pendant de longues périodes. Marc s’est retrouvé chef de famille à douze ans, responsable de deux jeunes sœurs plus jeunes. Ainsi il s’est consacré avec courage à ces nouvelles responsabilités, d’ailleurs avait-il vraiment le choix ?
Pour poursuivre ses études, il a multiplié les petits boulots, tout en veillant sur ses sœurs et leurs études. Aujourd’hui à 25 ans, il occupe un poste important dans une grande organisation. Il se donne à fond dans son travail, ne compte pas ses heures, multiplient les réunions, répond à tous ses mails – il en fait presqu’une affaire personnelle, de traiter l’intégralité des mails qu’il reçoit le jour même – je me sens bien quand tout est fait dit-il. .Mais comme c’est un garçon intelligent, et très amoureux, il est déstabilisé par les retours de son amie qui, de plus en plus pressante, lui signifie qu’il se met en danger et met en danger leur couple en travaillant ainsi tous les soirs et le week-end.
Elle prévient que s’il ne peut pas prioriser, elle ne tiendra pas longtemps comme cela – et cela inquiète Marc. Il vient à l’atelier très ennuyé, car il est perturbé par l’attitude de son amie. En même temps il est persuadé qu’elle ne le comprend pas : elle n’a pas la même vie que lui, elle est prof de dessin dans un lycée, elle a beaucoup moins de travail que lui, et son travail à elle, forcément, est beaucoup moins important.

Première étape: se décaler de nos parties primaires

Au cours du coaching qui suit ce premier atelier, nous allons à la rencontre du Grand Contrôleur de Marc et ce qu’il a déterminé comme règles absolues, nécessaire à sa survie. Le Contrôleur a compris que très tôt, Marc, livré à lui-même, aurait besoin d’un Sois Fort : dans la vie il faut être fort, assumer ses responsabilités, ne compter que sur soi-même et surtout ne pas se plaindre. le Travail, voilà la valeur essentielle de la vie.
Le Sois Fort ne fonctionne pas seul, et nous ferons la connaissance de ses associés. Tout d’abord un Perfectionniste exigeant  (celui qui ne le laisse pas tranquille tant qu’il n’a pas répondu à TOUS les mails, sans priorisation possible, car TOUT est important).
Un peu plus tard, nous rencontrerons un Patriarche tapi dans l’ombre qui souffle que le travail de l’homme est plus important, que les femmes ne comprennent pas, etc…
Il va prendre conscience également de ce Critique infatigable, héritier des normes parentales et sociales, Critique qui nous habite tous. Il va ainsi réaliser que ce discours critique interne n’est pas juste « normal », et ne correspond pas à une réalité objective, mais incarne les règles de ces grandes parties primaires et s’agite dès que ces règles ne sont pas respectées…

Un Critique en pleine forme peut détruire notre moral et notre santé. Or Pour pouvoir gérer le Critique, nous devons apprendre à nous décaler du Contrôleur en chef et de ses standards impossibles.

Le perfectionniste n'est jamais satisfait pleinement de nos résultats.

Le Sois Fort

Sans avoir forcément connu, comme Marc, une situation aussi dramatique et déterminante dans notre enfance, nous sommes nombreux à héberger un Sois Fort qui aime s’allier à un Compétiteur. C’est le bon élève de notre fratrie interne, c’est lui qui se développe pour nous aider à bien travailler à l’école. Plus tard il nous aide à devenir quelqu’un, à accomplir, à atteindre les objectifs. Comme nos parties primaires de contrôle, il est rarement satisfait: nous pourrions toujours faire plus, le faire plus vite, faire mieux. Il nous empêche en fait d’atteindre notre objectif et d’en être satisfait en poussant l’objectif toujours un peu plus loin. Si nous sommes animé d’un fort Sois Fort Compétiteur, nous ressemblons à des chiens de chasse courant toujours plus vite derrière un lapin impossible à saisir.

Le Sois Fort Compétiteur est une partie primaire qui veut obtenir pour nous la reconnaissance et le succès dans le monde. Il est très admiré dans nos cultures : c’est celui qui bat les records, repousse toujours plus loin les limites. Nous n’accomplirions sans doute pas grand-chose sans son aide, mais son défaut est d’être un peu trop ambitieux.

Le Perfectionniste

Comme le dit Hal Stone, heureusement que nous avons des Perfectionnistes à la manoeuvre pour construire les ponts, assembler les trains ou les avions. Le petit problème avec lui, c’est que TOUT doit être réalisé à la perfection.

Son mot préféré, c’est celui là bien sur : perfection. Nous devons avoir un look parfait, faire parfaitement notre travail, avoir un comportement parfait.

Le Perfectionniste est un grand sérieux. Il ne tolère pas la distraction, nous fait faire et refaire jusqu’à ce que ce soit parfait ( et cela, bien entendu, ne l’est jamais totalement à ses yeux). Pour lui, il est aussi important de jouer parfaitement un match de tennis entre amis que si nous étions en finale d’un tournoi important. Toute priorité est oubliée.
Et bien sur, le Critique est là pour nous reprocher de ne pas atteindre ce standard absolu de la perfection, quoi que nous entreprenions. C’est ce même Perfectionniste allié d’un féroce Critique qui nous découragera d’entreprendre quoi que ce soit, et pourra nous plonger dans la procrastination, au vu des normes inatteignables qu’il établira.

Deuxième étape: accueillir nos parties reniées

La première étape est donc d’identifier ces parties primaires.
En Voice Dialogue, nous parlons plutôt de les rencontrer. Nous n’allons pas du tout chercher à nous en débarrasser, ce qui serait absolument impossible : elles ont été aux commandes depuis suffisamment longtemps pour ne pas accepter de laisser leur place comme cela ! Nous n’allons pas non plus chercher à les atténuer. Nous allons simplement nous décaler de leurs croyances et de leurs injonctions.
En réalité, quand nos grandes primaires sont reconnues, acceptées et écoutées, elles se calment et s’apaisent. Quand on cesse de leur dire qu’elles doivent changer, quand on les accepte telles qu’elles sont , elles acceptent à leur tour graduellement de laisser un peu de place à des énergies jusque là reniées, ou ignorées.

Prévenir le burn-out: transformer l’enjeu en jeu

Ce qui donne le vertige, dans ce jeu des parties primaires au travail, c’est le manque de légèreté de ces « poids lourds » de notre personnalité.
Tout est tellement sérieux, tout est grave, tout est important. Pour cela, elles sont bien toutes d’accord : pas le droit de s’amuser au travail. Or introduire dans nos vies un peu de légèreté, un peu de lâcher -prise peut nous donner juste la distance nécessaire.

Nous comprenons que leur objectif premier est de nous protéger de l’incompétence, du sentiment de ne pas être à la hauteur. Elles veulent que nous réalisions quelles que soit les circonstances une charge phénoménale de travail. Malheureusement, en cherchant à tout prix à camoufler nos limites, elles nous obligent à porter un masque. A fonctionner comme un robot. Elles nous emprisonnent et augmentent nos peurs. L’erreur est vécue de leur point de vue comme une faute majeure.

Lorsque nous parvenons à accueillir d’autres énergies en nous, nous commençons à entrouvrir la porte de la cage dans laquelle elles nous ont enfermé. Ces énergies peuvent être celle du Rêveur, de Celui qui aime s’amuser, de l’Enfant incompétent…

Prévenir le burn out en accueillant nos énergies reniées

Prévenir le burn-out: retrouver le chemin de notre corps

Les parties primaires qui sont aux commandes la plupart du temps quand nous sommes au travail, telles que le Sois Fort, le Perfectionniste, le Compétiteur ou l’Actif sont essentiellement des énergies mentales. Très efficaces pour l’analyse et la résolution de problèmes, elles sont totalement sourdes aux signaux de notre corps. Elles ne sont pas en lien avec lui.
Un Mental cherchant à résoudre une difficulté émotionnelle va devenir rapidement un Mental qui tourne en rond et produit des ressassements.
Or notre corps nous envoie sans cesse des signes. Il nous informe sur notre niveau de stress et de fatigue, sur notre état émotionnel du moment. Si nous méconnaissons ou nions ces signaux faibles, nous nous privons d’indicateurs précieux et fiables.

La personnes qui est attentive aux signaux de son corps saura répondre à cette question: Lorsque je dépasse mes limites au travail comment cela se manifeste-t-il dans mon corps, mon comportement ou mes émotions?
Elle prendra ces signes au sérieux. Ensuite, elle saura quelles mesures immédiates prendre pour répondre à ces avertissements.
Elle pourra choisir de faire une pause. Une pause qui lui permettra de se reconnecter au Vivant en elle, de calmer un mental agité et de revenir au moment présent.
La reconnexion à son corps lui permettra d’avoir des idées plus claires. Elle sera en mesure de prioriser ses tâches. Elle pourra choisir les tâches qui peuvent être abandonnées, celles qui peuvent être déléguées ou partagées avec des collègues.

Dans ses priorités, elle inclura des activités non productives, sans lien avec le travail. Elle aura une vie en dehors du travail et cette vie sera toute aussi importante.
Cela ne sera possible que si dans sa famille intérieure, des co personnalités indulgentes, libres, « hors cadre » sont réhabilitées et peuvent elles aussi, exprimer leurs besoins.

pour prévenir le bun out nous devons mettre de la légèreté dans nos vies

Prévenir le burn-out: apprendre à poser des limites

L’exemple de Morgane

Passionnée par son travail, qu’elle qualifie de travail passion, Morgane s’épanouit dans le milieu de la culture.
Aujourd’hui chef de projet dans une importante fondation, elle souffre d’un léger syndrome de l’imposteur, parce qu’elle a fait ses études à l’Université, en Histoire de l’art, et ne sort pas comme bon nombre de ses collègues, d’une école de commerce.
Pour compenser le fait de ne pas se sentir toujours à la hauteur, elle en fait des tonnes, multiplie les heures. Sa créativité n’a pas de limites. Lorsqu’elle est en charge d’un projet, elle imagine d’autres possibilités, d’autre ramifications – pourquoi ne pas associer les écoles à cette inauguration ? Pourquoi ne pas proposer des activités gratuites dans le cadre de cette exposition? Etc…
Son Actif s’en donne à cœur joie, elle adore être sur occupée, multiplier les initiatives. Encouragée par sa responsable, qui lui fait miroiter, à terme,  un poste plus important, elle prend à bras le corps ce que d’autres dans son équipe (sans doute plus prudents ou moins ambitieux) considèrent comme de la surcharge au projet initial, et refusent de faire.
Ne pouvant mener à terme toutes ses idées, elle commence à se fatiguer, et comme son Critique s’en mêle, lui reprochant de plus en plus vertement de ne pas être finalement à la hauteur de ses ambitions, elle se met à douter de ses compétences.
Sans lui faire ouvertement de reproches, sa responsable sous-entend qu’en dépit de ses bonnes idées et de son enthousiasme, elle ne réussit pas à « délivrer ». Morgane a honte de décevoir.
On peut aussi lui reprocher son manque d’organisation. «  C’est sur qu’à la fac, on n’apprend pas forcément à prioriser..»
Un jour Morgane ne peut pas se lever. Elle n’ira donc pas suivre cette formation sur la gestion des priorités à laquelle elle était inscrite.

Celui qui aime plaire

Comme Morgane, nous pouvons compter dans nos co personnalités dominantes un « Pleaser » : Celui qui aime plaire, Celui qui veut être aimé.
Le Pleaser est celui qui nous empêche de dire non.
Très tôt dans nos vies, nous avons compris qu’être agréable à notre entourage nous mettait en sécurité. Nous aimons faire plaisir, et rendre les autres contents nous rend heureux. Mais à la clé, nous oublions nos propres besoins pour satisfaire les besoins des autres. Nous renions alors celui/celle qui sait dire non, poser ses limites. Et c’est ainsi que Le Pleaser devient une Partie Primaire. Nous enterrons notre colère et nous conformons au désir de l’autre.

Pour Morgane, la priorité sera de réhabiliter Celle qui sait poser ses limites. Accueillir son Egoïste renié, celle qui sait dire non, y compris à sa responsable. Celle qui sait faire le tri dans ses envies et se poser des limites. Celle qui sait reconnaître ses propres besoins.

Et aussi, comme nous tous, elle devra équilibrer l’influence d’un puissant Critique, et accueillir un Approbateur. Nous pouvons retrouver cet Approbateur en nous en portant attention chaque jour à nos réussites. En reconnaissant et en célébrant sans emphase chaque petit pas que nous accomplissons.

Prévenir le burn out: accueillir Celui/Celle qui sait prendre soin de soi

Le Voice Dialogue peut nous aider à nous préserver du burn out en prenant du recul sur les co personnalités qui nous animent au travail.
Nous pouvons considérer cet Actif qui se sent puissant et vivant dans la sur activité, percevoir en nous son énergie fébrile.
Nous prenons conscience qu’il n’est pas en mesure d’entendre les signaux faibles d’alerte de notre corps. Quel associé pouvons nous lui donner pour qu’il fonctionne un peu moins sur le mode machine ?
Nous pouvons observer l’insatisfaction chronique de notre Perfectionniste et de notre Critique (comme nous l’avons vu, ils marchent souvent main dans la main). Comment ils nous poussent vers des objectifs irréalisables.
Nous apprenons à nous décaler de ces discours internes limitants. A nous libérer des voix critiques qui nous habitent. A inviter une co personnalité qui va modérer ce Critique, qui va remarquer nos réussites et nos talents.

Remettre en perspective les  programmes anciens que nous avons encodés, les comportements automatiques que nous considérons comme justifiés au travail (et qui sont souvent encouragés par un contexte d’entreprise), ceci est possible avec le Voice Dialogue.
Le Coaching Voice Dialogue va nous permettre de faire de la place à ces  différentes énergies qui nous habitent et de les rééquilibrer.
Parce que c’est à nous de prendre soin de nous – personne ne le fera à notre place.

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